Relancer la créativité des publics avec des propositions d’écriture ludiques, intimistes, thématiques…
Régine Detambel forme régulièrement des bibliothécaires à l’animation d’ateliers d’écriture en bibliothèque, sur une ou deux journées, à distance en visio. Ou bien en présence à Montpellier-Juvignac ou dans les locaux de la Bibliothèque (si proximité géographique : Hérault ou limitrophe).
Elle les forme également à l’animation d’ateliers de bibliothérapie.
Informations et inscription
Pour recevoir les informations pratiques concernant la formation (durée, modules divers, préparation…) : regine.detambel@orange.fr
(Si vous n’avez pas reçu de réponse à votre message de contact dans les 48 h, merci de m’appeler par téléphone au 06 81 77 72 89. Vérifiez également les spams…)
Objectifs
– Initier les bibliothécaires aux techniques d’animations d’ateliers d’écriture pour tous les publics ;
– Faire écrire les bibliothécaires durant le temps de la formation pour les sensibiliser aux gestes de la créativité ;
– Aborder les ateliers en EHPAD ou avec des publics fragiles ;
– Adapter sa posture en fonction des publics, acquérir des outils permettant d’accompagner les participants, rassurer et contenir les publics en perte de compétences narratives…
La formatrice
Régine Detambel est écrivaine et soignante, titulaire du master 2 de Lettres Modernes, chargée de cours dans le cadre du Diplôme Universitaire Ethique et maladie d’Alzheimer à la Faculté de médecine de Montpellier, Chevalier des Arts et Lettres, membre de l’Académie des Sciences et Lettres de Montpellier dans la section Médecine pour ses recherches sur les effets thérapeutiques de la lecture et de l’écriture.
Romancière et essayiste (Gallimard, Le Seuil, Actes Sud…), elle conduit depuis plus de 30 ans des ateliers d’écriture pour tous les types de publics et a formé déjà de nombreux professionnels à cette activité. Elle vient de publier Écrire juste pour soi. Les mots prennent soin de nous (Actes Sud, 2025).
Entretien
Régine Detambel à propos des ateliers d’écriture dans un entretien avec François Bon
Extrait
« Parce que cela n’est pas facile d’écrire et de lire devant tout le monde, d’être délicieusement malmené par ses propres images littéraires ou par ses révélations et celles des autres. ( … )
Lorsque le texte est écrit, et que chaque participant le lit alors à haute voix, il est attentif au moindre changement d’expression de ses auditeurs, il guette les réactions imprévisibles du groupe.
Il a pris le risque de dénuder sa voix intérieure jusqu’à devenir tout à fait vulnérable.
Il se lit, les autres l’écoutent ou non, il n’en sait rien et il ne peut pas s’en assurer.
Deux ou trois fois, il s’enroue. Il n’a pas la force de se racler la gorge. II faudrait s’interrompre pour cela. Il ne peut pas s’arrêter de se lire et comme sa sensibilité est extrême, il a les yeux qui pleurent.
Dans le silence inexplicable, il entend enfin sa vraie voix, sa voie foetale, sa langue maternelle, des phrases tout humides de lui-même et noires de son fonds.
Certes, le groupe entend le texte, il le démêle, il sourit intérieurement mais ce qu’il entend bien plus profondément c’est la voix nouvelle, qui a accepté de se dépouiller, la voix originelle qui affleure, le ton inconnu, la nouvelle caisse de résonance, l’invention de luthier, la nudité enfin trouvée et que, tout à l’heure, se lisant, chacun expérimentera à son tour. »
Régine Detambel in Tous les mots sont adultes de François Bon